Conférence

Le métabolisme urbain entre histoire et prospective


Info

Dates
Vendredi 27 mars 2020
Location
ULiège - Campus du Sart Tilman - Maison des étudiants - Bât. B8 - Exèdre Dick Annegarn
Quartier Agora (bâtiment B8)
4000 Liège
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Duration
17h-18h30
Price
Gratuit

Le samedi 28 mars, la professeure Sabine Barles (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) recevra le titre de docteur honoris causa de l'Université de Liège et de la Faculté des Sciences Appliquées. En décernant cette distinction à Sabine Barles, la Faculté des Sciences Appliquées et l’UR Urban & Environmental Engineering souhaitent mettre en évidence le rôle central des villes dans la régulation des flux d’énergie et de matière qui caractérisent nos sociétés contemporaines. Une transformation profonde du métabolisme urbain est indispensable si l’on veut répondre aux défis climatiques et environnementaux actuels. Elle exige une collaboration étroite entre sciences de l’ingénieur et autres disciplines.

Sa venue à l'Université de Liège sera pour la professeure Sabine Barles l'occasion de donner une conférence intitulé "Le métabolisme urbain entre histoire et prospective", dans le cadre de la journée UEE 2020. Cette conférence aura lieu le vendredi 27 mars de 17h à 18h, à l'exèdre Dick Annegarn (bâtiment B8).

Après celle-ci, un apéritif vous sera offert, de manière à prolonger la discussion de manière plus conviviale.

La participation à cet événement est gratuite, mais il vous est demandé de vous inscrire au préalable.

Inscription

 

Résumé

Les villes mettent en jeu des flux d’énergie et de matières considérables, qui le sont d’autant plus depuis les révolutions industrielles, et qui sont l’expression physique des relations qu’elles entretiennent avec la biosphère comme avec les territoires qui les approvisionnent ou qui reçoivent leurs produits, sous-produits et rejets. Ce métabolisme a connu de profondes transformations dans le temps. Le régime socio-écologique, dont le métabolisme est l’expression concrète et matérielle, suit en effet une trajectoire non déterministe qui peut entraîner sa transformation radicale et une transition vers un autre régime. L’analyse des trajectoires et transitions, fondée sur des bases historiques, nous renseigne sur les modifications des relations que les sociétés entretiennent avec la biosphère et sur leurs effets sur les unes et sur l’autre.

Ces trajectoires et transitions, si elles s’inscrivent dans un schéma général assez bien connu, se déclinent différemment d’un territoire à l’autre et elles prennent une forme particulière pour les villes. C’est précisément sur le métabolisme urbain que portera l’intervention, en mettant l’accent sur les changements qu’il a connus depuis les révolutions industrielles, sur les enjeux contemporains qui y sont associés, et sur ses futurs possibles. L’inscription des réflexions actuelles sur la transition dans la (relative) longue durée est indispensable pour qui veut prendre la mesure des transformations à mettre en œuvre – parmi lesquelles la dématérialisation (consommation moindre de matières) doit occuper une place essentielle.

Les villes jouent un rôle majeur dans la façon du métabolisme des sociétés, que ce soit par leur population toujours plus importante, les activités qui les caractérisent, ou par le pouvoir qu’elles représentent et les pouvoirs qui y ont leur siège. Elles affectent l’ensemble des cycles biogéochimiques dont l’anthropisation est aujourd’hui généralisée et marquent de leur empreinte la plupart des milieux tant leur métabolisme est mondialisé. Elles subissent aussi en retour les effets de directs et indirects de celui-ci. Ces questions seront abordées sur la base des travaux conduits depuis plusieurs années, notamment sur l’agglomération parisienne.

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